Tourisme, mode d’emploi
Un site touristique peut-il cesser d’en être un ?
Au Cameroun, oui. Car la Loi N°2016/006 du 18 avril 2016 régissant l’activité touristique et de loisir au Cameroun, en son article 3, définit le site touristique comme étant « tout paysage naturel ou tout élément artificiel du patrimoine national, présentant une valeur du point de vue culturel, esthétique, historique, scientifique, légendaire, artistique, qui est exploité et préservé pour l’intérêt du tourisme. »
Ainsi donc, un site touristique qui n’est plus exploité et surtout qui n’est plus entretenu n’en n’est plus un.
Un site touristique doit être exploité
Un site exploité pour le tourisme est un site accessible, qui est ouvert aux visiteurs gratuitement ou non.
Ce site peut disposer de guides qui sont chargés d’en conter l’histoire, et d’en expliquer les composants. Cependant, à défaut de guides, un site exploité pour le tourisme devrait au moins avoir des panneaux indicatifs et explicatifs qui permettent aux visiteurs (surtout ceux qui viennent pour la première fois) d’y effectuer une visite intelligente, utile et agréable.
La préservation, condition essentielle du tourisme
Un site préservé pour le tourisme conserve son attractivité malgré le temps qui passe. Un site touristique laissé à l’abandon ne mérite plus cette appellation.
Envahi par des herbes folles ou fortement rongé par l’humidité par exemple, le site touristique est déchu.
Un devoir pour l’État et les communautés
Il revient donc à l’État et aux communautés qui ont la chance de disposer de sites touristiques, de veiller à leur préservation.
Même si certaines personnes questionnent parfois, à tort, la rentabilité des sites touristiques non payants, pour qu’on consente en plus des dépenses pour les entretenir.
Faut-il leur rappeler que le tourisme est une activité transversale qui peut ne pas être directement bénéfique pour certains, mais au bout de l’opération tout le monde y gagne ?
CMM
