Ne vous y trompez pas
Les médocs : une mode de la diaspora difficile à avaler au pays
Donna se rend chez sa meilleure amie Claudine qu’elle n’a pas vue depuis 2 semaines.
Une visite entre amies
-(Claudine) : Hey, Donna, toi ici maintenant ? Ton copain est déjà retourné en France ?
-(Donna) : Tu ne me fais même pas la bise, tu me poses des questions sans objet ; c’est quoi, tu ne veux pas me voir ?
Les 2 amies se font une chaleureuse accolade.
-(Claudine) : Pardon, laisse-moi ton protocole. Je savais que je ne verrai pas avant un mois, puisque tu m’as dit que ton copain est venu au pays pour 30 jours. Il a anticipé son départ ?
-(Donna) : Laisse-moi ma copine, ou il est encore là, ou il est rentré, ce n’est plus mon problème.
Puis elles s’asseyent sur les bancs de la cuisine où Claudine était en train de préparer un repas.
Le cadeau inattendu
-(Claudine) : Vous vous êtes brouillés ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu étais tellement contente de la perspective de passer un mois entier avec lui…
-(Donna) : Les « mbenguistes » doivent cesser de nous prendre pour des villageois incultes. J’ai l’impression que lorsqu’ils viennent ici, ils croient qu’ils se trouvent dans un coin perdu d’une forêt abandonnée.
-(Claudine) : Yeuch ! La colère de ça ! Mama, tu parles déjà en paraboles ? Raconte-moi en français facile.
-(Donna) : Le mec arrive, il loue un appartement meublé, et il m’appelle le lendemain, me demandant de passer le voir, surtout qu’il a mon paquet. Une fois là-bas, je lui dis que je suis impatiente de découvrir mon cadeau. Il entre dans la chambre, et en ressort avec 2 cartons superposés qu’il pose sur la table de la salle à manger. « Ce sont des médocs », me dit-il.
Comme ces cartons avaient la forme des cartons de vin, j’ai réagi en lui disant que c’est mon père qui sera content, parce qu’il est friand de Haut Médoc.
Médocs ou médicaments ?
-(Claudine) : Et à toi, il a apporté quoi alors ?
-(Donna) : N’est-ce pas les 2 cartons de médocs étaient pour moi ?
-(Claudine) : Est-ce que tu bois le vin rouge ? Qui lui a dit que le vin te ferait plaisir ?
-(Donna) : Quel vin, ma copine ? L’un des cartons contenait des boîtes de paracétamol, et l’autre des boites de vitamine C. Il fallait entrer dans mon cœur !
-(Claudine) : Ah, médocs c’était pour médicaments ? Hahaha.
L’incompréhension
-(Donna) : Ma copine ! J’ai failli lui demander si c’est moi qui lui avais dit que je souffrais de maux de tête et de fatigue chroniques. Mais je me suis retenue pour ne pas gâcher nos retrouvailles. De plus, j’espérais qu’il avait opté de me donner de l’argent en espèces pour que je m’offre ce que je veux.
-(Claudine) : Et ?
-(Donna) : Nous étions là comme ça, mais il ne me remettait toujours pas une somme d’argent consistante. Vers la fin de la 2ème semaine, lasse d’attendre, je lui ai dit qu’il fallait qu’on se parle. Tu sais ce qu’il a fait quand je lui ai demandé s’il était normal que mon copain qui vit en France séjourne au Cameroun et que cela n’impacte pas ma vie quotidienne ?
La dispute
-(Claudine) : Non oh !
-(Donna) : Le bon monsieur me dit d’abord qu’il très déçu que je minimise son cadeau de médicaments, alors que la santé est notre capital le plus précieux, et celui qui se préoccupe de notre santé nous aime vraiment.
Puis il sort un petit calepin de sa sacoche. Après avoir consulté le calepin, il me dit alors que toutes les sommes d’argent qu’il m’a déjà remises font 125 000 FCFA en à peine 2 semaines.
-(Claudine) : Santa Maria !
-(Donna) : « Donc les 10-15 mille que tu me donnes de temps en temps, tu les notes même dans un carnet ? » lui ai-je asséné en explosant de colère. « Tu n’es qu’un pauvre type ! ». J’ai claqué la porte et je suis partie. Cela s’est passé il y a 3 jours.
Une histoire qui fait réfléchir
-(Claudine) : Ça alors ! Il n’a pas essayé de te joindre depuis ?
-(Donna) : Non, heureusement. Tout ça m’a donné les maux de tête et je n’en veux plus.
-(Claudine) : C’est donc un bon gars qui sait anticiper : il savait qu’il allait te donner les maux de tête et il t’a apporté un carton de paracétamol. Hahaha.
-(Donna) : Ne m’énerve pas aussi hein !
-(Claudine) : Donc l’affaire-là est vraie !
-(Donna) : Quelle affaire ?
-(Claudine) : Il paraît que la nouvelle mode chez les « mbenguistes » c’est d’apporter des lots de médicaments à offrir quand ils viennent en vacances au pays.
-(Donna) : N’importe quoi ! Qu’il n’y a pas des pharmacies ici ? Cette mode-là ne passe pas chez moi !
CMM
Portrait
Mohaman Adamou Bello, le tourisme et moi
L’héritage d’un nom, la vision d’un homme, la naissance d’une destination
Le tourisme n’est jamais un hasard. Il naît souvent d’un regard, d’un rêve, d’une passion qui se transmet comme un feu sacré. À Kribi, ce feu porte un nom devenu mythique : Bello. Une famille dont l’histoire épouse harmonieusement celle du tourisme camerounais, une lignée qui a fait de l’hospitalité un art, de l’accueil une vocation, et du rêve une action.
L’héritage du père : la première lumière
Avant que Kribi ne devienne la cité balnéaire que l’on célèbre aujourd’hui, avant les grands établissements, avant les routes, il y avait un pionnier.
Le père BELLO, visionnaire discret mais déterminé, fut le premier à ouvrir un établissement d’hébergement dans cette ville née du sable, de la mer et du vent. Il avait compris avant tous que la côte sud du Cameroun deviendrait un carrefour touristique.
Son fils, MOHAMAN ADAMOU BELLO, l’a transformé en route lumineuse.
Mohaman Adamou Bello : l’héritier devenu bâtisseur
Il n’a pas seulement repris un flambeau : il l’a agrandi, sculpté, modernisé, transcendé.
Dans un pays où le tourisme cherche encore ses fondements solides, MOHAMAN ADAMOU BELLO a osé créer FRAMOTEL, un nom qui résonne aujourd’hui comme une signature, un label, une marque d’élégance et d’identité.
Framotel : l’alliance parfaite du tradi-moderne
Dans cet établissement devenu incontournable à Kribi, tout respire la vision :
- une architecture inspirée par les racines
- un hébergement pensé pour le confort
- un service qui honore les traditions
- des espaces de séminaires
- des lieux de loisirs où la mer devient complice
FRAMOTEL n’est pas seulement un hôtel. C’est une destination dans la destination.
Kribi, le Carrefour Bello
À Kribi, il y a un lieu où l’on sait que l’hospitalité n’est pas une façade mais un héritage : le Carrefour Bello.
C’est plus qu’une localisation. C’est un hommage vivant au père, un salut à l’histoire, un témoignage de gratitude et de continuité.
Vendre un rêve, offrir une destination
Pour MOHAMAN ADAMOU BELLO, le tourisme n’est pas un métier. C’est une vocation.
Il vend un rêve, mais un rêve possible.
Il offre une destination, mais une destination vécue.
Il propose un cadre idéal, mais un cadre authentique.
Le tourisme responsable : une conviction profonde
Dans un monde qui change, MOHAMAN ADAMOU BELLO porte une vision claire : développer un tourisme responsable, respectueux de la nature, valorisant les communautés locales et protégeant l’héritage des générations futures.
« Nous avons tellement à offrir, tellement à vivre, tellement à partager », répète-t-il souvent.
Bienvenue chez nous, bienvenue à Framotel
Dans ce lieu façonné par la passion :
- on ne réserve pas une chambre : on entre dans une histoire
- on ne passe pas une nuit : on vit une expérience
- on ne visite pas Kribi : on la ressent
FRAMOTEL est une maison ouverte sur la mer.
Le tourisme, tout un défi… et toute une vie
Pour MOHAMAN ADAMOU BELLO, le tourisme n’est pas seulement une activité économique : c’est une mission de vie.
Et pour nous, voyageurs, curieux ou passionnés, il reste une certitude :
Les plus belles destinations sont celles créées par des hommes de cœur.
Aristide NGOS
