Le Cameroun se vante de sa biodiversité
C’était à l’occasion de la deuxième édition du Festival des Sonorités de la Forêt, tenu du 4 au 6 juin 2026 au Jardin zoo-botanique de Mvog-Betsi à Yaoundé. C’est autour des tambours, du mvet et des chants ancestraux que communautés traditionnelles, artistes, chercheurs, défenseurs de l’environnement et représentants des pouvoirs publics se sont réunis pour promouvoir la préservation de la biodiversité à travers les expressions culturelles des peuples de la forêt et de la savane.
Organisé par l’Association des Sonorités de la Forêt, ASONFOR, ce festival a offert aux visiteurs de la gastronomie traditionnelle, des expositions artisanales, des démonstrations de savoir-faire locaux et des danses patrimoniales. Moment marquant de ce rendez-vous où culture et nature ont parlé d’une seule voix : la leçon inaugurale du patriarche François Bingono Bingono. L’ethno-communicologue a mis en lumière les liens profonds entre les traditions africaines et la protection de l’environnement. Chaque élément utilisé dans les rites et danses possède une signification particulière, à son avis. « Si nous décidons de décimer la forêt, les esprits qui y vivent viendront dans nos maisons s’y abriter », a-t-il lancé.
Les communautés Baka et Bakola-Bagyeli se sont données en spectacle à travers des prestations scéniques lors de cette rencontre, mettant ainsi en valeur la richesse et la singularité de leurs sonorités séculaires.
